electro
tecktonik musique
Tecktonik est un raccourci du nom des soirées tecktonik killer au cours desquelles est née cette danse. Déposé par ses créateurs, le terme ne peut être réutilisé sans autorisation mais plusieurs noms désignent aujourd'hui cette danse, dont Tecktonik, Electro Dance, Danse électro, Milky Way ou Vertigo, mais Tecktonik et Electro Dance sont les plus courants. Dans les médias, le terme « Tecktonik », souvent associé à la musique, aux vêtements et à tous les produits dérivés, est utilisé de préférence tandis que les puristes utilisent le terme « Electro Dance » pour se distancier de la marque et de la commercialisation entourant le phénomène.
En 2002, Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin organisent les soirées Tecktonik Killer dans le cadre de leur projet Tecktonik Events dont le but était de promouvoir en France deux styles musicaux issus de Belgique et des Pays-Bas : le hardstyle et le jumpstyle. Ce projet prévoyait, pour le Metropolis, la création de trois types de soirées où devaient se réunir des disc jockeys du domaine du hardstyle : les soirées Blackout, les soirées Electro Rocker et les soirées Tecktonik Killer.[réf. nécessaire] Cyril Blanc explique que le nom Tecktonik est un jeu de mots avec la théorie de la tectonique des plaques.
Parallèlement aux soirées tecktonik killer, Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin créent, avec l'aide de designers et de commerciaux, tous les symboles entourant le phénomène tecktonik : couleurs fluos, mitaines, crête, vêtements moulants, etc. Face aux succès de ces soirées, Cyril Blanc dépose les marques « Tecktonik » et « TCK » à l'INPI puis à l'international en 2007. De nombreux produits dérivés de ces soirées sont ensuite créés dont des compilations, une marque vestimentaire, des boissons énérgétiques, etc. Deux autres clubs parisiens ont ensuite pris le relais du Metropolis : le Mix Club et le Red Light.[réf. nécessaire] afin d'empêcher les autres clubs de promouvoir leurs soirées en utilisant ces termes
La tecktonik a connu un succès croissant et s'est diffusée en France par le biais de rassemblements dans la rue et de vidéos disponibles sur Internet. Courant 2007, les médias s'intéressent au phénomène contribuant ainsi à sa diffusion. La danse se fait connaître du grand public en apparaissant dans des clips, notamment Alive de Mondotek ou À cause des garçons de Yelle ou des artistes telles que Lorie. En septembre 2007, la Techno Parade a contribué à établir la visibilité de la tecktonik.
En novembre 2007, TF1-Entreprises est devenue l'agent international de Tecktonik avec pour but de promouvoir la marque en dehors de la France.
Aujourd'hui la tecktonik est largement répandue mais les clubs doivent obtenir l'autorisation de Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin pour utiliser le terme « Tecktonik » ou organiser des soirées « TCK ».
La tecktonik est un mélange de plusieurs danses, comme le Popping ou encore le Locking. Elle est particulièrement reconnaissable du fait de ses nombreux mouvements qui s'exécutent aussi bien au niveau des jambes et pieds qu'aux niveaux des bras. Ces mouvements sont d'ailleurs souvent très rapides.
Les battles sont des concours de danse durant lesquels les spectateurs jugent les danseurs en fonction de leur qualité artistique. Les adolescents les pratiquant se sont notamment inspirés des danses hip-hop. Aujourd'hui, elles sont notamment pratiquées dans les rues, les cours d'écoles ou plus rarement en discothèque.
Les danseurs électro sont reconnaissables par leur style particulier, qui a une place souvent importante dans leur mode de vie.
On rencontre généralement des danseurs aux habits de couleurs fluos, avec des coiffures excentriques, comme avec des crêtes par exemple ou encore des coupes « mulet » (nuque longue). Les chaussures sont généralement assorties à leur tenue. De nombreux accessoires peuvent également habiller les danseurs encore plus fashion, surtout la nuit pour les sorties en discothèque, comme des habits lumineux, réagissant parfois aux ondes sonores, des bracelets, des bandanas, des lentilles fluo, etc..